JOYEUX ANNIVERSAIRE MONSIEUR CAUCHETIER !

Exposition du 3 septembre au 22 novembre 2020

Vernissage mercredi 3 septembre à 19h

Après une première exposition hommage au travail de Raymond Cauchetier en 2015, nous sommes heureux de présenter une seconde exposition d’images totalement inédites, célébrant les 100 ans de ce photographe unique !

J’ai eu la chance de découvrir en passant du temps chez Raymond et son épouse Kaoru, les extraordinaires archives des tournages auxquels il participa. Grâce à cette confiance, j’ai eu un accès total pendant des semaines à une autre époque, à travers ces innombrables classeurs si méticuleusement classés. La difficulté fut de se limiter dans le nombre d’images, tant le cadrage, la lumière, les scènes photographiées étaient belles, pures et lumineuses !

Après avoir été reporter lors de la guerre d’Indochine dans les années 50, Raymond Cauchetier rentra en France et débuta une carrière de photographe de plateau l’été 1959 aux côtés de Jean-Luc Godard sur le tournage du cultissime « À bout de souffle », film emblématique de la Nouvelle Vague, ce mouvement de réalisateurs cinéphiles qui dura une dizaine d’années, de la fin des années 50 à la fin des années 60.

Raymond devint ainsi le témoin privilégié de nombreux films essentiels de ce mouvement : « Jules et Jim », « Lola », « Une femme est une femme », « La Peau Douce », « Baisers volés », « La Baie des Anges »…et le complice de ces jeunes artistes, réalisateurs et acteurs dont la vitalité et la fraîcheur allaient révolutionner le cinéma d’auteur : Claude Chabrol, Jean-Luc Godard, François Truffaut, Jacques Demy, Jean-Paul Belmondo, Jean Seberg, Jeanne Moreau, Anna Karina, Jean-Claude Brialy, Françoise Dorléac, Jean-Pierre Léaud, Anouk Aimée…

Il sut traduire en images cet élan de la jeunesse, cette spontanéité, chère à la Nouvelle Vague, et aujourd’hui encore le sentiment de liberté, de naturel qui s’en dégage nous laisse rêveur, et nostalgique.

François Truffaut disait : « le film de demain sera un acte d’amour », il me semble bien que cette définition s’applique également aux photographies de Raymond Cauchetier, sans cet amour, elles n’auraient pu exister.